Archives pour la catégorie Randonnées

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Sentiers des Ecrins

sentier-ecrinsLe massif des Ecrins ne peut se parcourir qu’a pied. Sans doute un privilège qui le préserve de la sur-fréquentation ! C’est grâce aux sentiers qui le sillonnent que l’on accède au cœur de l’Oisans. Mais ces chemins qui nous permettent aujourd’hui de pratiquer la randonnée pédestre ont tous une longue histoire …
Au début, il n’y avait rien ! Puis peu à peu sont apparus des traces, sentes, drailles et enfin des sentiers se faufilant au travers des montagnes, utilisant les passages les plus aisés et permettant la circulation des hommes. Difficile de dire à quand remonte les premiers chemins, mais ils existent depuis fort longtemps ; Il y a quelque 9000 ans, des hommes ont campé au fond du vallon du Fournel. Voies de communication et d’échange entre villages et vallées depuis l’époque romaine, ils sont devenus sentiers de fuite (chemins des protestants), puis militaires, pastoral, forestiers, aménageurs, facteurs, … et enfin randonneurs depuis le milieu du XXe. C’est à partir de cette époque que les sentiers prennent une nouvelle fonction avec l’arrivée des “excursionnistes” puis des alpinistes. Grande nouveauté, on marche “pour le plaisir”… Après les aristocrates à la conquête des Alpes (Whymper, Coolidge et autre miss Breevort), les congés payés démocratisent la pratique. En 1936, les amoureux de la marche à pied et de la nature prennent le chemin des montagnes.
Les premiers sentiers de grande randonnée (GR) ont été tracés en France en 1947. Pour le massif des Ecrins, c’est au printemps 1964 que le GR54 est crée. Il fait partie de la trilogie des sentiers GR des Alpes française avec le Mt Blanc et la Vanoise mais c’est sans doute le plus sauvage. Il contourne l’Oisans à travers l’Isère et les Hautes-Alpes. 180km à parcourir, 14 cols et plus de 12800 mètres de dénivelé. Les Ecrins comptent aujourd’hui près de 700 km de sentiers.
Le Tour des Écrins, un itinéraire de légende !
C’est pendant l’hiver 1962-63, que Roger Canac pense à un sentier faisant le tour des Ecrins. Un tracé sur une carte va devenir progressivement un itinéraire qui s’organise avec quelques copains (Jean-Alix Martinez, Claude Couttaze, …) et connaissances contactés dans les différentes vallée. Il s’agit de s’assurer que les passages sont utilisables et que les randonneurs trouveront un lieu pour dormir à chaque étape. Le comité national des sentiers de grande randonnée a dit son intérêt sur le principe, il fournit le matériel de balisage… mais pas d’argent. Quand tout sera au point, il assurera la promotion de l’itinéraire et éditera le topo-guide. Les maisons des jeunes de Bourg d’Oisans, de la Mure et de Lyon apportent leur contribution pour la prospection puis le balisage. La réalisation progresse jusqu’à devenir une “oeuvre collective”, informelle au départ puis appuyée par les organismes officiels : services des eaux et forêts, collectivités, Club alpin français… Au printemps 1964, l’itinéraire est agréé officiellement “GR54”. À cette époque, certains cols, comme celui de l’Aup Martin n’avaient pas été pratiqués depuis plusieurs décennies. Les premiers randonneurs ont le sentiment d’être de véritables pionniers alors qu’ils empruntent en réalité des cheminements très anciens. On parlait déjà de créer un parc national. Quand il voit le jour, 10 ans plus tard, il bénéficie déjà d’une ossature de sentiers pour la découverte des vallées et des sommets prestigieux du massif… En 10 à 12 jours, le tour des Écrins passe par Bourg d’Oisans, La Grave, Le Monêtier-les-Bains, Vallouise, La Chapelle-en-Valgaudemar, Le Désert-en-Valjouffrey et Valsenestre. Désormais, l’entretien du GR 54 est assuré par le Parc, l’ONF, les communes et les Communautés de communes.
Sentier du ministre, une boutade !
Dans le Valgaudemar, le sentier du ministre chemine à flanc de montagne en direction des refuges de Vallonpierre et Chabournéou. Ce n’est pourtant pas une illustre personnalité qui a emprunté ce chemin muletier. Simplement, aux yeux des habitants, les ânes étaient au moins aussi utiles qu’un ministre. D’où l’appellation locale qui est restée dans les mémoires… et sur les cartes.

Source : Parc National des Ecrins

Refuges des Ecrins

Dibona30 refuges sont situés dans la zone centrale du Parc National des Ecrins. Ceux-ci peuvent constituer un but de randonnée, mais aussi un point de passage pour aller plus haut, vers les cols ou sommets ! Les premiers refuges de montagne étaient de simples abris, bivouacs sous des rochers ou dans des endroits propices (replats). Les emplacements étaient connus des bergers, chasseurs, alpinistes et se transmettaient par le bouche à oreille. Sous l’impulsion des alpinistes Anglais, le développement des refuges se fait dans la seconde moitié du XIXe siècle d’abord côté Mont Blanc puis s’étend dans les autres massifs alpins, notamment dans les Ecrins. A l’origine, de construction précaire en bois et ou pierres, ils étaient ouverts à tous. Aujourd’hui, ce sont des édifices solides, bien souvent gardés et donc payants avec nécessité de réserver sa couche en pleine saison sous peine de devoir dormir dehors !
C’est sans doute en 1779, au Montenvers à 1913m d’altitude, que le premier refuge en pierre est construit. En 1853, c’est le refuge des Grands Mulets (3050m) qui ouvre la construction des refuges de montagne, étapes pour accéder aux sommets. En Oisans, il faut attendre 1877 pour voir les premiers refuges avec Cézanne et l’Alpe de Villar d’Arène, le Châtelleret et le Carrelet en 1882, la Lauze (Evariste Chancel) et Tuckett en 1886, le Pelvoux en 1891, le Promontoire en 1901, Carron (Ecrins) en 1903, l’Aigle en 1910, …
Pour partir à leur découverte, RV sous l’onglet Randonnées puis Refuges des Ecrins

Lac, légende et Chapelle Ste Anne

StAnneLe lac Sainte Anne s’appelait autrefois lac de l’Adoux. Le changement de nom est lié à la légende: Il y a fort longtemps, sans doute au XVIIe siècle, deux jeunes bergers s’étaient confectionnés un radeau de fortune et s’étaient laissés pousser doucement par le vent vers le centre du lac qu’ils comptaient traverser. Hélas quand ils furent arrivés au milieu, plus un souffle d’air. Impossible de revenir. Le soir tombant, leurs parents finirent par s’inquiéter et après de longues recherches, les trouvèrent coincés sur leur frêle esquif. Instructions, exhortations, conseils divers… rien n’y faisant, ils n’eurent plus que la ressource de se jeter à genoux et d’implorer Sainte Anne qui protège si bien les navigateurs. Ils lui promirent, s’ils retrouvaient leurs enfants, de lui construire une chapelle. Sainte Anne les entendit de sorte qu’une brise légère se leva et ramena les enfants jusqu’à la rive.
La construction de la chapelle remonte au XVIIe siècle voire même plus tôt. La première procession pour demander la pluie remonte à 1699. De nos jours, la procession perdure et les gens prient afin qu’il n’y ait pas de sécheresse. Situé à 2414m, au pied de la Font Sancte, le lac profond d’une vingtaine de mètres, est aussi un magnifique but de randonnée.

Le pertuis du Viso

Si vous cherchez une randonnée insolite, si vous souhaitez vous dépayser et découvrir quelque chose de différent dans le Queyras, alors c’est au tunnel de la Traversette qu’il faut aller !
Situé sous le col du même nom, à la limite des communes de Ristolas (05) et Crissolo (Italie), l’ouvrage est creusé entre juin 1479 et novembre 1480, à l’initiative de Ludovic II, marquis de Saluces, pour relier la Provence et le Dauphiné à son marquisat, et en particulier sécuriser la route du sel. Ce projet, présenté au Parlement de Grenoble, reçoit l’aide du roi de France, Louis XI, du marquis de Montferrat et du seigneur de Provence.
D’une longueur de 75 mètres, d’une hauteur d’environ 2 mètres et d’une largeur moyenne de 2,5 mètres la galerie en pente vers le côté piémontais s’étage entre 2900 et 2915 m d’altitude. Il est dimensionné de manière à permettre le passage d’un mulet bâté et d’un homme courbé. L’emprunter permet d’éviter de franchir le col de la Traversette, à 2 947 mètres d’altitude.
Sur le plan économique, il permet de réduire de trois jours le trajet de Grenoble à Saluces, en évitant le duché  de Savoie qui contrôle alors le col du Mont-Cenis, ce qui favorise le commerce. Les caravanes reliant la Provence à Turin gagnent jusqu’à trois semaines par rapport à l’itinéraire sud qui emprunte le col de Montgenèvre. De France étaient exporté de nombreux produits – du sel de Provence (Etang de Berre) notamment pour les troupeaux du marquisat, des étoffes, des brocarts et des chevaux. D’Italie étaient importés du riz, de la laine et des peaux. Le sel était stocké dans des greniers notamment à Chateau-Queyras et Guillestre. Les denrées remontaient en barque jusqu’à Savines, en remontant la Durance.
Fermé au XVIe siècle, rouvert puis fermé à plusieurs reprises, le pertuis du Viso a été redécouvert par les alpinistes dans les années 1900, puis restauré en 1907 grâce au concours du Club Alpin Italien, et du Touring Club Français. Sa réouverture a été officialisée le 25 Août 1907. Ce « tunnel du sel » a été aussi notoirement une route de contrebande jusque dans les années 50. En 1997, le Parc Naturel Régional du Queyras et la commune de Ristolas engagent des travaux afin de rendre à nouveau praticable le tunnel aux randonneurs. La dernière restauration date de 2014.
L’histoire prête qu’ Hannibal serait passé par le difficile col de la Traversette en 218 avant Jésus Christ. Difficile d’imaginer un tel périple notamment avec 37 éléphants, 15000 chevaux et 30000 hommes ! Cependant, une analyse carbone de vieux crottins de cheval trouvés dans cette zone datent ceux-ci aux alentours de 200 avant J.C. Hannibal aurait donc pu emprunter l’itinéraire passant par la Haute-Durance …

Source: www.envie-de-queyras.com

Lacs des Ecrins

Territoire exceptionnel de haute montagne, situé à la frontière des Alpes du Nord et du Sud, la position du massif des Ecrins lui apporte la diversité des espaces nordiques et méditerranéens. De profondes vallées percent le massif jusqu’à son cœur de glace, une forteresse qui culmine à 4101 m, à la Barre des Ecrins, entourée d’autres sommets tout aussi prestigieux tels que la Meije, le Rateau, les Agneaux, le Pelvoux, les Bans, l’Olan, le Sirac, … Détenteur de rareté, ce vaste territoire cache aussi, en son sein de nombreux joyaux disséminés au pied de ces prestigieux sommets ; ce sont les lacs des Ecrins: Lauvitel, Pavé, Eychauda, Distroit, Mariande, Pétarel, Surat, Pissoux, Vallon, …, on en dénombre 44 dans la zone cœur du Parc National des Ecrins.
Pour partir à leur rencontre => LacsPNE

Randonnées dans le massif des Ecrins

Vous manquez d’idée pour vos randonnées ?
Depuis 2013, le site RandoEcrins propose plus de 100 itinéraires de randonnées dans et autour du Parc National des Ecrins. Le site propose une cartographie dynamique, une navigation 3D, des traces GPS et un service, gratuit, d’export de fiches de randonnées imprimables. L’application mobile est aussi disponible gratuitement sur Android et sur iOS (iPhone et iPad). Bonne balade …

Boscodon, son abbaye, sa forêt, sa fontaine et sa légende

L’abbaye
Boscodon_AbbayeFondée en 1142, l’abbaye de Boscodon, située à 1200 mètres d’altitude, a été bâtie par des moines grâce aux dons de Guillaume de Montmirail. Ces premiers moines vivaient de l’exploitation de la forêt du domaine et de l’élevage de moutons. Pendant la révolution française, l’abbaye et ses domaines deviennent propriété nationale. Un hameau se construit même autour de l’abbatiale, qui devient écurie, étable et logement. Au XXe siècle, les habitants quittent progressivement le hameau. La renaissance de l’abbaye débute en1972 grâce à l’implication de diverses congrégations religieuses et des laïcs. Aujourd’hui, L’abbaye est la propriété d’une association qui en assure la restauration et les animations. La communauté religieuse qui compte des femmes et des hommes de plusieurs congrégations propose des célébrations, des concerts, des conférences, …
La forêt
BoscodonAu-dessus de l’abbaye s’étend la forêt domaniale de Boscodon. Cette forêt a la particularité d’être composée en majorité de sapins, alors que la plupart des bois et forêts environnants sont composés essentiellement de pins et de mélèzes. Cette forêt, gérée par l’ONF, est particulièrement bien aménagée pour la promenade, détente, randonnée, … La route forestière carrossable de la fontaine de l’ours, qui serpente au-delà de l’abbaye, comporte plusieurs panneaux d’information sur le site, des panneaux descriptifs des espèces de la végétation locale, un balisage soigneux des sentiers avoisinants, de nombreuses aires de détente et deux belvédères aménagés sur des points de vue remarquables.
La fontaine de l’ours
Boscodon_OursLa route forestière monte à travers la forêt domaniale sur 5 kilomètres depuis l’abbaye, et aboutit à une esplanade nommée « Fontaine de l’ours », à 1 560 mètres d’altitude. Ce lieu doit son nom à une sorte de grotte aménagée autour d’une source, c’est une construction voûtée faite de pierres assemblées sans ciment, à la manière des bories provençales. La grotte est fermée par une grille, mais la source est parfaitement visible. L’eau y est captée et conduite à une véritable fontaine installée plus bas, et dont le bec verseur en bois a la forme d’une tête d’animal. Autour de la fontaine de l’ours est aménagé un espace de détente. On y a une vue plongeante sur le site de la ville d’Embrun. C’est aussi le point d’arrivée ou de départ de nombreux sentiers de promenade dans la forêt, plusieurs sentiers balisés y montent depuis l’abbaye, et d’autres en partent vers les crêtes et sommets. Le nom de « fontaine de l’ours » a son origine dans une légende locale.
La légende
Boscodon_Légende_OursEn l’an huit cent et quelques, monseigneur Arey, évêque de Gap décide d’aller présenter ses pieuses salutations à sa sainteté le pape à Rome. Il entreprend le voyage, mettant presque deux mois pour arriver à la ville éternelle ! Au retour, le voyage est encore plus long car il décide de revenir par le col du Montgenèvre et la source de la Durance afin de se reposer quelques jours chez son ami l’évêque d’Embrun. Ses bœufs bien reposés, lui-même ragaillardi par le bon air de l’Embrunais, il reprend son modeste char et se met en route vers son diocèse Gapençais. Tout à coup, alors qu’il franchit le torrent de Boscodon sur un petit pont branlant, un ours énorme sortant du bois se jette sur ses bœufs et en dévore un. Monseigneur Arey, nullement intimidé, ordonna à l’ours de remplacer le bœuf. “Touché par la grâce”, il prit docilement le joug. C’est sur cet équipage que monseigneur Arey est arrivé dans sa bonne ville de Gap. Quant à l’ours, bien traité et bien nourri dans l’écurie de l’évêché, il était mieux là qu’à courir les bois pour essayer de trouver sa nourriture. Au début, les Gapençais, craintifs, s’éloignaient quand ils voyaient dans les rues l’évêque qui se promenait, tenant en laisse l’énorme animal, comme si c’était un chien. Et puis les jours ont passé, les mois, les années même et tout le monde s’est habitué. L’ours était devenu un familier du bon peuple de Gap, qui lui offrit une chaîne faite d’or et d’argent. Puis vint le jour où monseigneur Arey, qui était déjà bien vieux, est mort. Lors de son enterrement, l’ours suivait tristement la procession en gémissant. Quand le tombeau s’est refermé sur son maître, l’ours est parti et plus jamais personne n’a entendu parler de lui. Quelques siècles plus tard, le long du torrent de Boscodon, au dessus d’Embrun, s’est édifié l’abbaye de Boscodon et des moines sont venus s’installer. Un jour, quelques moines qui recherchaient des plantes médicinales au dessus du monastère, ont trouvé un endroit curieux qui semblait avoir été fréquenté jadis. Il y avait là une source clair et, pas très loin, une sorte de grotte. Ils y pénètrent et là ils trouvent le squelette d’un énorme animal, un ours selon toute apparence et ce qui les étonne le plus, c’est que l’animal porte autour du cou une chaîne d’or et d’argent. Il lui fut donné une sépulture, mais ils perdirent la chaîne en chemin. Depuis le fantôme vivant de “Messire Brun”, lourde silhouette, déambule dans les profondeurs de la forêt de Boscodon à la recherche de sa chaîne.

Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boscodon
http://www.basecommunale.paca.developpement-durable.gouv.fr/pdf/fiches/sites_classes/93C05019.pdf

Lac, vallon et réserve du Lauvitel

Lauvitel-trident-daresLe Lac Lauvitel est situé à 1530 mètres d’altitude. C’est le plus grand lac du Massif des Ecrins. Sa superficie (37ha), sa profondeur(68m) et son volume d’eau (7millions de m3) en fond un lac remarquable. Il y a environ 4000 ans,  un éboulement rocheux s’est ajouté à la moraine glaciaire déjà en place pour former un barrage naturel capable de retenir un tel volume d’eau. L’importante variation saisonnière du niveau du lac, de 20 à 25m, est due au fait qu’il ne possède pas de déversoir, l’écoulement se fait par infiltration. Les eaux froides et bien oxygénées du lac abritent plusieurs variétés de poissons dont l’omble chevalier, la truite fario et le vairon. Une légende soutien que le lac aurait englouti un village, dont la cloche de la chapelle sonne encore de temps en temps …

lauvitel-carteTout le vallon situé à l’arrière du lac est classé « réserve naturelle intégrale ». Elle est la première du genre en France. Crée en 1995 par décret, elle couvre près de 700ha de milieux naturels montagnards très diversifiés, s’étendant de 1500 mètres d’altitude au bord du lac à plus de 3150 mètres au Pic du Clapier du Peyron et implique une protection totale avec interdiction de toute fréquentation. Toute activité et pénétration humaine sont donc interdites à l’intérieur de cette réserve. La réserve présenté par Richard Bonet : http://réserve intégrale du Lauvitel

Localisation : Situé à l’entrée de la vallée du Vénéon, juste avant le village de Vénosc . Accessible en 1h10 depuis Grenoble. Parking et départ de la randonnée au hameau de la Danchère (980m) situé au dessus des Ougiers.

Randonnée : Depuis le parking, rejoindre la Chapelle et traverser le village pour prendre le 2011-05-lauvitel-vu-de-la-reservesentier en forêt. Au premier croisement, vers la rivière, on a deux possibilités : soit emprunter le sentier de droite qui serpente tranquillement jusqu’au lac, plus varié et plus doux pour la montée, soit celui de gauche, plus ombragé mais plus raide. Une passerelle permet de changer de versant à peu près à mi parcours. Compter environ 3 heures de marche (1h45 montée et 1h15 descente), 550 mètres de dénivelé et moins de 6 km. Parcours facile sans aucun danger et accessible aux enfants.  Il est possible pour les personnes plus aguerries de continuer jusqu’au Lac De Plan Vianney (2270m) ou le Col du Vallon (2530m). Les plus bucoliques pourront observer (selon la saison) une flore de montagne très riche avec notamment le lys martagon, lys orangé, orchis tacheté, …

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lauvitel
http://www.ecrins-parcnational.fr/thematique/reserve-integrale-du-lauvitel

La Thuriferaie de St Crépin

Thutifère EléphantLe genévrier thurifère est un petit arbre d’environ 6 mètres de haut qui se caractérise par une croissance extrêmement lente et une très grande longévité. En France, cet arbuste appelé aussi genévrier à encens reste rare. L’une des principales zones de protection se situe sur la commune de St Crépin (05) où l’espèce a été pour la première fois répertoriée en 1786. Sur le site, un sentier aménagé permet de découvrir de nombreux individus âgés de plusieurs siècles, aux formes tourmentées.

Les vieux individus peuvent avoir des formes très variées, extrêmement tortueuses ou buissonnantes. Il existe même une variété rampante. Certains spécimens peuvent atteindre 15 mètres de haut, et jusqu’à plusieurs mètres de circonférence à la base. Il ne craint ni la sécheresse, ni le froid, et se contente d’un sol médiocre, voire d’une fissure dans un rocher. Par ailleurs, il se régénère très facilement s’il est coupé, brisé ou encore foudroyé. Sa forte teneur en essences aromatiques le protège des parasites en tout genre, son seul point faible reste sa croissance extrêmement lente, sa faible distribution en France et le feu. L’arbre le plus remarquable de St Crépin, et sans doute de France, est estimé à 1400 ans, mesure 10 mètres de haut, presque 20 mètres de large et sa circonférence atteint les 7 mètres avec un diamètre de 2 mètres.

Le sentier aménagé par la commune est un ancien chemin muletier qui relie le village de St Crépin au hameau des Guions situé à 1280 mètres d’altitude. Le retour par le sentier Combal In Bran permet de faire une très belle boucle, montée par la thuriferaie puis descente sur un chemin plus escarpé qui passe par le site d’escalade de St Crépin, et offre des vues splendides sur la vallée et les sommets environnants. A parcourir sans modération en tout sens et par tous temps! Environ 400 m de dénivelé et 3 heures pour la boucle.

Sources:
http://www.saintcrepin.com/naturel.asp
https://fr.wikipedia.org/wiki/Juniperus_thurifera
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1950_num_38_3_4067